dimanche, décembre 03, 2017

Désormais rédactrice pour Sound of Brit, je mettrai dorénavant les liens de mes chroniques ici-même. Malgré tout, certaines seront inédites sur ce blog! 

mercredi, novembre 01, 2017

Soon we'll be in heaven...or at least somewhere near.

Liam Fray is currently touring England with sold-out acoustic shows and I couldn't miss an occasion to see the man himself on stage, by his own (can't help but endlessly supporting him)...



Meet your new favourite band! The evening began with Carnival Club. Though I didn't know them before, as soon as they appeared on stage I immediately fell in love! They're stylish, they come from Manchester and they play indie rock in an irresistible way, what more could you ask for? Have to confess I find it quite hard to put into words how good it felt to witness the birth of a band as brilliant as them. If you haven't heard Carnival Club yet, go check them out! The band haven't released their debut album yet but their first EP "Magdalena's Cape" is available on Spotify, they're active on Twitter & Instagram and they are also headlining their first show in Manchester at Sound Control for the release of new single "Sin City" (can't wait to hear the studio version as it sounded so so good live!!) on November 24th, you can buy tickets there!



With the 15 minutes late de rigueur, Liam Fray appears on stage, bowing. Plain yet elegant, he is dressed with black darted trousers, white shirt, gorgeous embroidered boots and starts the set with "How Come". Though I wasn't sure about the atmosphere in the crowd as it was an acoustic gig (hence neither flares nor crowd surfing) it turned out lads kept singing their hearts out and chanting "What Took You So Long?" in between songs which felt both warm and emotional. As some songs are used to be played at Courteeners gigs ("Please Don't", "Bide Your Time", "Lose Control", "Acrylic", "Are You In Love With a Notion?", "Not Nineteen Forever",...), others felt good hearing live as they rarely appear on setlists ("Sunflower", "Chipping Away", "International", "Car 31" among others). After the massive Old Trafford concert in May I thought I wouldn't feel this special feeling again but it ended up more heartwarming than ever. The songs performed with the strings quartet sounded both magical and poetic and Liam proved he was vocally at his best. Even though I am so very proud to see a band I've been loving for so many years play enormous shows, my favourite gigs remain the ones in small venues, the ones during which you can have eye contacts with the frontman, share smiles and feel the music connecting people to one another. I always find myself amazed to be a fan of a band who can achieve both and can still put stars in people's eyes, even if it's just for one evening...

-A.

samedi, octobre 14, 2017

"Sometimes to love someone, you got to be a stranger."

Je préfère avertir dès le début que cet article contiendra des spoilers. Ceux n'ayant jamais vu le premier film et/ou n'auraient pas encore pu voir le second volet, fuyez!


Si la fin énigmatique de "Blade Runner" en 1982 , les différentes versions disponibles par la suite (au nombre de 7 dont la final cut de 2007 considérée comme définitive par son instigateur) ainsi que la flopée de théories soulevées semblaient avoir tout dit sur le roman de Philip K. Dick, c'était sans compter sur une suite quelques 35 ans après (l'ère des reboots et autres remakes vit des jours glorieux) qui est sortie dans les salles obscures il y a quelques jours. Denis Villeneuve est au commande de sa réalisation, gage de qualité s'il en est, et Ryan Gosling, acteur charismatique et de talent s'il en est, tient le rôle titre. 
La première question qui nous brûle les lèvres et dans laquelle tous nos espoirs d'explications reposent est bien de savoir si Rick Deckard, campé par Harrison Ford, est un Réplicant et que lui est-il arrivé depuis qu'il semble s'être enfui avec Rachel, l'humanoïde dont il était tombé amoureux en 2019. La force de ce reboot demeure justement dans le mystère laissé autour du protagoniste. On en sait plus sur le destin de Rachel (les scènes l'évoquant sont d'un onirisme sublime) mais le personnage d'Harrison Ford est toujours aussi opaque, du moins pour ceux qui ne sont pas convaincus par la théorie sur sa nature de Réplicant. On y revoit également Gaff, l'équipier mystique de ce dernier qui laissait partout où il passait des origamis dont la fameuse licorne à la source de nombreux débats et théories (signifierait-elle que les souvenirs de Gaff ont été implantés dans l'esprit du Blade Runner puisque les deux hommes semblent partager des rêves similaires? La licorne comme allégorie de la pureté et de la perfection irréelle de Rachel? L'animal imaginaire comme signe de ralliement des Réplicants inconscients de leur statut et persuadés d'être humains? Tant de questions et si peu de réponses...). Et Ryan Gosling dans tout ça? Il incarne un agent de police nommé K dont l'identité est claire dès le début, c'est un Réplicant/Blade Runner. Lui qui d'habitude joue des rôles expressifs et pleins de vie, sa déshumanisation est maîtrisée avec brio. J'en en dirai pas plus sur le sort de son personnage pour ne pas tout gâcher! Cela étant dit, ce "Blade Runner 2049" a su transmettre cette même passion déstabilisante qui  se dégageait du premier film. Des images magnifiques et une bande-son oppressante qui colle parfaitement à l'atmosphère saupoudrent le tout. Denis Villeneuve nous embarque une fois encore dans un labyrinthe de mystère et de bizarrerie tout en rendant hommage au plus beau film de science-fiction américain.


"Blade Runner 2049" de Denis Villeneuve, sorti le 4 octobre 2017. 2h44min. Avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Ana de Armas, Jared Leto, Robin Wright, Sylvia Hoeks,...


-A.